Luna y Sol
Jour et nuit, blanc et noir, bien et mal, ici et ailleurs, aimer et haïr ...
parce que rien n'existe sans son contraire ...
Un espace de vie où vivent et s'harmonisent sans se contredire, sans se contrarier, sans contrainte ... tous les contraires ...
Un espace de mots, de regards, de tout et de rien ... de coups de coeur et de coups de gueule ... les miens, les vôtres pour en faire les nôtres ...
Partir faire le vide pour faire d'autres pleins ...

Bonnes Vacances à vous tous ...
Il faut que j'apprenne à vivre sans toi,
Toi qui remplissais mes vides,
Qui comblais mes manques de tendresses inconditionnellement,
Toi qui es parti trop vite, trop tôt, trop violemment.
Tu me laisse un message, je l'entend ...
Tu as fermé tes yeux et ouvert les miens.
Dans la douleur, c'est encore une fois à toi que je me raccroche même si tu n'es plus là.
C'est dans ces moments là, d'intense souffrance que la vérité choisi de se manifester.
T'avais pas besoin de mourir pour me faire comprendre ça, tu sais, tu pouvais rester... j'ai encore besoin de toi. Je t'avais promis qu'on irait bientôt à la campagne ... ... ...
Tu es partout et aujourd'hui tu es le seul à avoir le droit de l'être...
Je t'aime
Inconditionnellement.
Tu me manques ...

Il faudrait que j'apprenne à vivre
avec cette soeur qui dans le miroir
me regarde.
Elle me ressemble tant qu'il m'arrive
de me prendre pour elle.
Son sourire pourtant
est l'inverse du mien,
et ses yeux ont je ne sais
quel reflet triste
que le miroir vieilli
habille de paillettes.
J'aimerais l'entraîner
dans mon sillage.
Mais elle m'échappe à chaque fois,
et je suis triste de la savoir
triste sans moi.
Que fait-elle quand je cours
par monts et par chemins,
quand j'effeuille mes jours
et que mon temps s'épuise ?
Je la retrouve au soir
discrète et désolée
qui m'attend à ma porte.
Je me penche au carreau
où vers moi elle se penche
et je touche sa joue
qui a la chaleur de marbre.
Comment saurai-je
la réchauffer ?
Il faudrait que j'apprenne à vivre
malgré mon double,
mon reflet,
ma douce soeur négative
qui m'attend, me regarde,
et que jamais
je ne comprends.
Marie-José Caner
(Extrait de "Reflets" collection "à l'écoute des sources",
aux Editions Saint Germain des Prés.)

(photo 25/06/06)
"D'un poète à l'autre" ... ... ... A vous, tendrement ... Merci du fond du Coeur ...






